Quiproquos Théâtre | La Fille ronde comme…
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LA FILLE RONDE COMME…

EN CRÉATION

Résidences de création artistique sur la saison 2020.21 à La Maison des Arts à Brioux-sur-Boutonne, à Pioggiola à l’ARIA Corse, à la Comédie Poitou-Charentes et à La Blaiserie à Poitiers

RÉSIDENCE #2

RÉSIDENCE #1

SOIRÉE BONNES JOUES #1 / DÉBAT

SOIRÉE BONNES JOUES #2 / PIÈCE UNIQUE

SOIRÉE BONNES JOUES #3

La Fille Ronde comme… comme quoi ? Dans le regard des autres, elle se voit énorme. Accepter son corps rond : un combat. Apprendre à l’aimer : un combat. Le regarder : un combat. La Fille Ronde est une battante.

Comment trouver sa place quand les chaises avec accoudoirs s’attachent à vous et vous suivent de près au moment où vous vous levez ? Ne croyez pas que ça lui est égal. Bien sûr qu’elle a peur de devenir « la grosse dame ». La Fille Ronde se bat avec ses émotions, elle les retient pour garder la tête haute. Elle les cache pour se rendre invisible. Elle doit se protéger de tous ceux qui ont beaucoup à dire sur ce qu’elle devrait faire et sur ce qu’elle devrait être. Elle seule peut décider et choisir comment vivre avec.

Les différences, la grossophobie, l’amitié, l’amour et le bonheur sont les sujets partagés avec tous pour réveiller et éveiller. Création de la compagnie Quiproquos Théâtre, accessible à partir de 7 ans.

DIFFUSION Saison 2021.22

Premières représentations dans le cadre de Soirées de la Montgolfière au CSC La Blaiserie – Poitiers (86)

 Jeudi 27 janvier à 10H30 : scolaire 

Jeudi 27 janvier à 19H30 : tout public

Vendredi 28 janvier à 10H30 : scolaire 

Vendredi 28 janvier à 20H30 : tout public

 

Représentation scolaire au Créa – Saint Georges de Didonne (17)

Mardi 01 mars à 15H00 : scolaire 

 

Représentations au Métullum à Melle dans le cadre de la programmation de Scènes Nomades (16)

Mardi 08 mars en matinée : scolaire 

Mardi 08 mars en soirée : tout public 

RÉSUMÉ

La Fille Ronde comme… comme quoi ? Elle-même ne le sait pas, elle ne réussit pas à se définir, à se comparer, à s’identifier à ses pairs. Dans le regard des autres, elle se voit énorme, bien plus ronde qu’elle ne l’est sans doute. Comment accepter un corps qui reçoit jour après jours des petites piques froides ? Les piques des petites voix du dehors, celles qui murmurent dans la cour, dans la rue, dans les journaux, la voix commune, ce qui se véhicule, ce qui se dit et celles qui restent dans la tête. Les piques des autres enfants, de la voisine, de la tante. Et puis la grosse voix du médecin, autoritaire. Entre elle et les piques, sa maman tente de s’interposer, d’adoucir, mais elle prend des coups, elle aussi. Elle est gardienne des interdits, d’un côté, ses qualités de mère seront jugées socialement à sa capacité à faire appliquer les restrictions, et de l’autre côté elle est déchirée par son cœur de mère pour qui le vrai objectif est que son enfant soit heureuse. Soit la moins malheureuse possible.

La Fille Ronde comprend de jour en jour qu’elle va devenir grosse. Beaucoup ont à dire sur ce qu’elle devrait faire. Sur qui elle est. Sur ce qu’elle est. Mais elle seule peut décider et choisir comment vivre avec. Très jeune, elle commence à apprendre cela. Elle ne veut pas vivre repliée sur elle-même. On ne peut pas lui enlever son sourire et jamais personne ne l’effacera. C’est là que réside la force de La Fille Ronde, elle sait savourer les petites choses de la vie. L’appétit, ça ne s’arrête pas à la nourriture. Quand on a de l’appétit, on a aussi faim de rencontres, de jeux, de nouveautés. On aime ce qui est savoureux, ce qui est généreux, ce qui est riche, ce qui est délicieux. La Fille Ronde est joyeuse, mais au quotidien, plusieurs objets lui rappellent qu’elle ne fait pas partie de la norme : le bureau de l’école, la robe rouge qu’elle aimait tant et dans laquelle elle ne rentre plus, la ligne noire sur le carnet de santé.

Il faut aussi lutter, au quotidien avec tout ce qui est interdit. Et supporter ce qui est recommandé. Passer de l’un à l’autre avec un incessant va-et-vient entre la culpabilité face aux « moments de faiblesses », et la gratification quand on arrive à tenir le coup. Mais on ne peut pas toujours être fort. Et quand ça ne va pas, on a besoin de réconfort, et quoi de plus réconfortant qu’une tartine de Nutella ? Et bien, cinq ou six tartines sont plus réconfortantes qu’une seule misérable pauvre petite tartine dont on n’a même pas le temps de bien sentir le goût. 

Elle se bat alors avec ses émotions. Elle les retient pour garder la tête haute, et les cache pour se protéger. Pour préserver sa maman, pour ne pas lui faire de la peine, une maman qui à force de prendre des précautions pour la protéger se fait mal. Pour se protéger de ses amis, et de tous les autres qui lui demandent de faire efforts. Pour se rendre invisible. Invisible. Passer de trop visible à invisible. Porter des vêtements qui n’attireront pas l’attention. Croiser les doigts pour ne pas passer au tableau. Et en grandissant, être invisible aux yeux des garçons. Elle le sait, elle doit se blinder : elle n’a pas le droit de s’émouvoir. On est bien d’accord, les garçons ne sortent pas avec des filles comme La Fille Ronde. 

À travers une succession de petites scènes du quotidien, ce texte permet une visite dans l’âme d’une jeune fille au seuil de l’adolescence, pour qui le corps pose plus de questions qu’à la moyenne, voire qu’à la norme. Il porte l’espoir de créer une empathie qui permette d’assouplir un peu la dureté du regard social qui se porte sur les filles, les garçons, les parents, qui reçoivent comme des claques les phrases si banales du type « Perdre du poids, c’est simple, c’est juste une question de volonté ! ».

INTENTIONS

La Fille ronde comme… est un spectacle qui raconte le parcours d’un personnage singulier, qui a la particularité d’être corpulente. Elle est entourée d’autres personnages avec des caractéristiques et des personnalités qui leurs sont propres. Et pourtant ils sont tous universels. Dans notre fable, ils sont également des symboles, des images. Et quelle est-elle, l’image de La Fille ronde ? Quelle est la représentation qu’elle se fait d’elle-même, ou, que les autres se font d’elle ? Qu’est-ce qui est vérité et qu’est-ce qui est illusion ?

La Katemoss, sur scène, double « désirable » de la fille ronde, est-elle réelle ou imaginaire ? Le garçon, qui existe « à plat » sur son écran, est-il le prince charmant bodybuildé qu’on admire sur les réseaux sociaux ? Les petites voix inquisitrices, sont-elle dans la tête ou dans la cour d’école ? La Fille Ronde, est-elle celle dont on peut se moquer, parce qu’elle ne correspond pas aux critères des standards de beauté vus en photo sur le web, ou dans n’importe quel média ?

Dans ce spectacle, j’ai souhaité jouer avec toutes les représentations, celle d’un désir onirique à celle du reflet de la réalité en passant par la simple illustration. Les corps présents et vivants sur le plateau jouent par moments avec ceux qui ne le sont qu’au travers des images en deux dimensions. A l’heure où, dans nos sociétés, les images ont le pouvoir de susciter quelquefois la reconnaissance, parfois l’antagonisme, et souvent la standardisation des cultures, il est précieux de raconter l’histoire d’une diversité qui ne soulève aucun misérabilisme, mais à l’inverse, expose une douce fantaisie.

Julien Playe, Metteur en scène

ÉQUIPE ARTISTIQUE

ECRITURE Charlotte TALBOT / MISE EN SCÈNE Julien PLAYE / JEU Sonia CARDEILHAC & Charlotte TALBOT Avec la participation de Thomas DAVAIL / DRAMATURGIE Laure BONNET / LUMIÈRE Dominique PAIN / VIDEO Alexis BLITHIKIOTIS / COSTUME Elodie GAILLARD / RÉGIE : Hervé GUYONNET / ILLUSTRATION : Nicolas FRANCESCON – Nikao

Dossier de production et fiche technique accessible sur demande.

Crédit Photo : Marie Line BROAGE

Production Quiproquos Théâtre

Subventionnée par le ville de Poitiers, le département de la Vienne.

En coproduction avec le pôle de formation et d’éducation par la création théâtrale l’ARIA

Accompagnée et soutenue par Le Centre socioculturel La Blaiserie

Avec le soutien technique de La Comédie Poitou-Charentes – Centre dramatique national, Scènes Nomades, La Maison des Arts.